Une caméra au-dessus de l'entrée d'une boutique. Un interphone à la porte d'un immeuble. Un portail qui s'ouvre tout seul quand la voiture arrive. Derrière chacun de ces gestes, il y a du matériel, et des gens qui savent l'installer.
Le samedi 10 octobre, une petite vingtaine de jeunes de 18 à 25 ans sont venus découvrir ce monde chez Secu-Rise Tech. L'entreprise est le revendeur officiel au Gabon de Hikvision, fabricant chinois parmi les plus connus du matériel de vidéosurveillance. La journée était organisée avec Notre Gabon, une ONG de jeunes.
Bien plus que des caméras
La vidéosurveillance n'était qu'un point parmi tant d’autres. La journée a fait le tour d'équipements très variés : la téléphonie pour les hôtels et les entreprises, les sonnettes et les interphones modernes, les talkies-walkies, la motorisation des portails, et plus largement l'internet des objets, ces appareils du quotidien reliés à un réseau et pilotables à distance.
Pour ceux qui les utilisent, ces outils changent des choses très concrètes. Un commerçant garde un œil sur sa boutique depuis son téléphone. Un hôtel relie toutes ses chambres à la réception. Une entreprise ou une administration sait qui entre et à quelle heure, grâce à un badge ou à une pointeuse, cette borne qui enregistre les heures d'arrivée et de départ. Un particulier ouvre son portail sans descendre de voiture.
Les jeunes découvrent, mais ce sont d'autres qui décident
Le directeur général de Secu-Rise Tech l'a dit clairement aux participants : la journée visait surtout la découverte et l'innovation, parce que derrière ces équipements, il y a des métiers à faire connaître et des compétences qui manquent.
Ces jeunes pourront demain installer et entretenir ces systèmes. Mais à 18 ou 25 ans, ce ne sont pas eux qui vont équiper un bureau ou une maison. Ceux qui décident, ce sont les dirigeants d'entreprise, les commerçants, les responsables d'administration, les propriétaires. Et c'est de leur côté que l'écart se voit.
Les outils sont disponibles, et pourtant on les croise peu. Peu de pointeuses ou de badges dans les administrations, alors qu'ils pourraient simplifier la gestion des présences et des accès. Peu de portails motorisés dans les maisons, alors que sur la durée, un portail motorisé peut revenir moins cher que le salaire d'un gardien.
Pourquoi ? On peut penser à plusieurs raisons : le coût d'achat de départ, les habitudes, la confiance dans un équipement qu'on connaît mal, et la crainte de ne trouver personne pour le dépanner.
Ce qui peut faire bouger les décideurs
• Faire le calcul sur la durée. Comparer, chiffres à l'appui, un portail motorisé et un gardien, ou une pointeuse et un registre papier. Le prix d'achat fait peur, le coût sur cinq ans peut raconter une autre histoire.
• Ouvrir les portes aux décideurs aussi. La journée a montré le matériel à des jeunes. La même formule, pensée pour des chefs d'entreprise, des commerçants ou des responsables d'administration, leur permettrait de voir ces outils fonctionner avant d'acheter.
• Commencer petit. Une administration ou une entreprise pourrait tester des badges sur un seul bâtiment, un commerçant une seule caméra. Un premier usage réussi convainc mieux qu'une brochure.
• Former les techniciens de demain. C'est là que les jeunes de la journée entrent en jeu : plus il y aura d'installateurs et de dépanneurs formés, plus il sera simple de faire confiance à ces équipements.
Secu-Rise Tech et Notre Gabon ont ouvert la porte aux jeunes. La prochaine, il faudra l'ouvrir à ceux qui décident.





